marshall et la drogue...

marshall et la drogue...
Deux jours après avoir terminé sa tournée européenne, épuisante selon lui, Eminem a confirmé à travers son publiciste qu'il était effectivement en réhabilitation pour addiction aux drogues.

Selon le porte-parole d' Interscope Record,Dennehy, il serait actuellement soigné à l'hôpital pour se débarasser de son addiction aux somnifères.

Quelques jours plus tard, Dennehy à annoncé que les 10 dates du Anger Management tour en Europe sont officiellement annulées. De plus il semblerait qu' il n'y aura pas de dates de remplacement

# Posté le jeudi 30 août 2007 21:55

Rock Bottom

Rock Bottom

Cette chanson est dédiée... A tous les gens heureux qui ont des vies agréables
Et qui ne savent pas ce que c'est que d'être totalement brisé

J'ai l'impression de marcher sur une corde raide sans filet de protection
Je me goinfre de percosets (1), je suis une épave dépressive.
Je mérite le respect; mais je travaille à la sueur de mon front pour ce maigre salaire.
Je suis sur le point de passer mes nerfs sur quelqu'un afin de me vider de ce poids
Ce salaire minimal retient mon adrénaline en cage,
Pleine de venin et de rage, tout particulièrement lorsque je suis embauché.
Et ma fille en est à sa dernière couche-culotte, ce qui a pour effet de me
rendre plus enragé.
Je prie pour que Dieu me réponde, peut-être devrais-je demander plus
gentiment.
Je regarde les ballers (2) essayant de s'orienter pour pouvoir tracer leur propre route,
Je souhaiterais que ces étoiles qui brillent dans la nuit finissent par signer des autographes (3)
Nous allons tous nous en sortir et laisser le passé derrière nous
Et grandir jusqu'à atteindre la renommée, abandonnant notre rang des continuels jeunes perdants
Tandis que le comportement des starlettes haineuses change puisqu'ils s'affaiblissent,
Nous voyons le signe de leurs dollars et laissons le liquide nous aveugler.
L'argent agira comme un lavage de cerveau et affaiblira ton esprit
Dès lors les serpents se faufileront dans l'herbe ramollie. (4)

Refrain (X2)
Tu touches le fond
Quand cette vie te rend assez fou au point de tuer
Tu touches le fond
Quand tu désires suffisamment une chose pour pouvoir la voler
Tu touches le fond
Quand tu sembles avoir perdu tout espoir
Car tu es devenu assez désespéré pour crier ta détresse mais assez triste pour fondre en larme

Eminem
Ma vie est faite de promesses non tenues et de rêves brisés
Je continue d'espérer que je referais surface mais aucun travail ne s'ouvre
à moi.
Je me sens découragé, affamé et mal nourris, vivant dans cette maison sans
appareil ménagé ni meubles.
Je n'en peux plus de travailler dans des métiers auxquels j'appartiendrais
jusqu'à la fin de ma vie pour cette paye de misère
Et je suis fatigué d'être embauché et licencié la même journée
Mais c'est ainsi, si tu connais les règles du jeu
Lorsque nous mourrons, nous savons que nous allons tous suivre le même
chemin
Il est intéressant d'être la star et d'être le fan ne me convient plus
Tout ce dont tu as besoin est le dollar afin d'avoir le beau rôle et d'être respecté
Plus une berline luxueuse
Je me sentirais à mon aise dans ces grands espaces
Mais j'en suis réduit à être classé parmi tous ces obscures lunatiques pessimistes
Finissant par sombrer dans la dépression, dépendant du sess (4) qui me consumme chaque jour un peu plus.
Et hier est passé si vite que j'ai l'impression que c'était aujourd'hui...
Ma fille veut lancer la balle mais je suis trop soumis à mes contraintes
pour jouer.
Je vis la moitié de ma vie et me débarrasse du reste

Refrain(X2)

Eminem
Il y a des gens qui m'aiment, d'autres qui me haïsses
Mais c'est cette méchanceté qui m'a façonné, moi, trompeur et véreux, et qui
a provoqué ce retour de flamme (6)
Je veux l'Argent, les Femmes, la Fortune et la Gloire. (7)
Cela signifie que je finirai brûlé en Enfer étouffant au milieu des flammes.
Cela signifie que je volerai ton carnet de chèques et que je falsifierai
ton nom.
La Félicité (le bonheur) de cette vie pour (contre) une torture et une
souffrance éternelle
Puisqu'à présent, il me semble que je viens de toucher le fond,
Je dois endurer de dûres épreuves et maintenant...tout le monde le doit dans mon ghetto.
Je hurle de désespoir à la façon de ces deux flics quand 2Pac les a pris
pour cibles
Je me promène avec des armes à feux, j'espère que les portes de ta maison
ont de bonnes serrures.
Les pieds de ma fille n'ont ni chaussures ni chaussettes pour les couvrir
Mais ces bagues que vous avez aux doigts ont l'air d'être ornées de pierres précieuses
Pendant que vous les exhibez avec insolence, je pourrais les prendre et les
vendre afin de les rentabiliser.
« J'ai quelques vieilles bagues et une montre abîmée, vous les voulez ? »
Car je n'ai jamais atteint l'or (la richesse) à partir d'une chanson (8)
Je me précipite sur le palier d'un inconnu avec une arme empoignée dans ma main fébrile,
Mais cependant, prêt à faire feu.

# Posté le jeudi 30 août 2007 21:50

Etats-Unis : Eminem, ou la rage du pauvre blanc

Etats-Unis : Eminem, ou la rage du pauvre blanc

La musique hip-hop, ou rap, est incontestablement un phénomène de société : récente (née au milieu de années 70), elle est aujourd'hui le genre le plus diffusé dans le monde et le plus rentable de l'industrie musicale. Le rap reflète sans doute l'esprit du temps : musique de la globalisation capitaliste par excellence (production de clips à la chaîne, standardisation des textes, interchangeabilité des interprètes, mécanisation de la « fabrication » mélodique qui, grâce à l'informatique, permet une infinie relecture des morceaux existants...), elle demeure néanmoins dans son principe la musique de la contestation de l'ordre établi, de la revendication des opprimés, des victimes de la ségrégation raciale (celles des ghettos du Bronx au début, puis de tous ceux qui, à travers le monde, s'identifient à leur colère).

Or, depuis la fin des années 1990, le rap a produit, par une surprenante mise en abîme, sa propre subversion, son ultime ambivalence : un rappeur blanc, pur oxymore en théorie, est devenu sa figure emblématique, battant tous les records de vente, remportant un oscar, tout en suscitant en permanence la polémique et parfois la haine. Anthony Bozza, journaliste au magazine Rolling Stones, tente avec succès d'analyser la singularité et la force de cette nouvelle icône : Eminem[1] , et cherche à comprendre les ressorts de son succès sulfureux.

Que chante Eminem ? Il vomit sa haine et sa rage contre une existence médiocre dans laquelle il n'a droit qu'aux miettes du rêve américain : il vécut longtemps dans un mobile-home (le « trailer park », étant une forme de campement de misérables), il n'a jamais connu son père, sa mère sous Welfare est constamment droguée, et il n'a pas non plus d'épouse attentionnée (il exprime sa haine pour sa femme toxicomane et adultère [2]). Il est le « white-trash », déchet blanc rongé d'en être conscient. Tel est l'univers de sa « rapsodie ». Son nihilisme le mène à rejeter en bloc l'école (il évoque un professeur pédophile [3]), la famille, les hommes politiques (de Clinton à Bush) et la patrie (lui n'ira pas mourir en Irak [4]). Son monologue intérieur est une vaste logorrhée paranoïaque et désespérée, accompagnée d'une violence verbale débridée dirigée autant vers les autres (les femmes, les homosexuels, sa mère, son épouse, d'autres chanteurs...) que vers lui-même (drogue et auto-mutilation sont des thèmes omniprésents). En ce sens, il s'inscrit entièrement dans la tradition du Rock'n roll puis du « hard-punk-grunge » qui ont toujours eu un public fervent aux Etats-Unis. Bozza montre ainsi l'influence sur le rappeur du rocker déjanté Iggy Pop, originaire comme lui de Détroit. La musique contemporaine, depuis Bob Dylan jusqu'à Marylin Manson, créature sataniste et terrifiante [5] à laquelle on compare souvent Eminem pour son influence jugée discutable sur la jeunesse américaine, n'est t-elle pas nourrie de cela ?

La nouveauté d'Eminem ne réside donc pas dans son nihilisme et sa fureur. L'archétype social qu'incarne Eminem, c'est celui du pauvre blanc,




En choisissant le hip-hop, Eminem s'empare d'une technique autant que d'une imagerie associant virtuosité articulatoire et rhétorique et sens profond de la mise en scène et de la représentation. Il ne mime pas les rappeurs afro-américains ni ne les spolie. La New York Review of Books fait à cet égard une lecture un peu malhonnête du livre de Bozza, qui compare certes Eminem à Elvis, mais non pour dire que ce dernier s'empara sans scrupules de la musique de Chuck Berry [10]. Ce que montre le journaliste, c'est au contraire qu'Elvis a su transcender la musique noire américaine en y ajoutant des caractéristiques propres au Folk et à la Country music, donnant ainsi naissance à une synthèse musicale détonante. Eminem, de même, dépasse et, dans une certaine mesure, sublime le rap afro-américain : il pousse à l'extrême le discours de l'opprimé dissident (à l'heure où les plus grands rappeurs noirs, tels Puff Daddy, expriment dans un délire baroque leur goût pour l'accumulation ostentatoire de richesses et la respectabilité bourgeoise), apurant la musique au profit du texte tout en ajoutant quelques thèmes musicaux empruntés au rock ; il excelle dans l'art du « flow », gymnastique de l'élocution et rythmique des mots faite de syncope et de construction syntaxique audacieuse allant parfois jusqu'à l'onomatopée. Enfin, et c'est fondamental pour comprendre en quoi il suscite autant la polémique, il pousse à son culmen le principe afro-américain du vaudeville, de la farce et de la mise en scène de soi : il est, comme il le dit lui-même un « walking spectacle », un bouffon outrancier mais familier qui prend alors le nom de « Slim Shady », double maléfique et sans limites. Il réalise la fusion entre la brutalité ivre et la haine de soi du « white trash », et la vulgarité choisie, la misogynie et la violence sociale constitutive du hip-hop.

# Posté le jeudi 30 août 2007 21:46

apprecier la foto les fille :p

apprecier la foto les fille :p
C'est la nouveauté la plus sidérante de ce Eminem Show : entre les rodomontades pourraves, les outrages à la petite semaine et les provocs branleuses, Eminem a pris confiance, a pris conscience. Ça se passe par petites crises de lucidité, par poussées de responsabilité, mais de White America à When The Music Stops, le Eminem Show affiche une gravité, des doutes et une confusion qui le rendent encore plus impressionnant.
Les autres nouveautés de The Eminem Show, en comparaison, paraissent bien dérisoires. Elles sont avant tout techniques, tactiques : un flow plus m½lleux ici et là, l'influence très nette de la scène néo-soul de Virginie et Géorgie (de Outkast à Timbaland) sur plusieurs morceaux ou du hard-rock de l'enfance sur Sing for the moment, un chant (maigrichon et nullard) sur Hailie's Song. On pourrait aussi évoquer l'influence désormais flagrante de l'ecstasy sur le hip-hop américain : il y a encore deux ans, jamais Eminem ne se serait permis un single aussi crétin et dansant que Without me. C'est son producteur Dr Dre, voyeur panoramique, qui encaisse visiblement ici les sons européens : la carcasse sonique de ce disco absurde pourrait même être signée Daft Punk. Mais c'est uniquement au son de ce single que se limite ici l'influence pacifistes de la chimie : ce Eminem Show impressionne partout ailleurs par son ton martial et morose, par sa mine gothique, lessivée. MC toujours aussi impressionnant dans ses dribbles, ses acrobaties, ses fulgurances et ses feintes grammaticales, Eminem a ajouté un ton désabusé, désemparé à son arsenal.
On avait souvent espéré en Eminem le poète white-trash qui manque tant à l'Amérique depuis la semi-retraite de Springsteen : une voix humble et compatissante pour le peuple de l'ombre. On s'en rapproche, même si on en est encore loin. Il sera désormais passionnant de voir comment Eminem va survivre aux balles que ses ennemis (lui-même en tête) affûtent dans leur coin.
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# Posté le jeudi 30 août 2007 21:39

eminem et la mort de sont meilleur ami...

eminem et la mort de sont meilleur ami...
eminem et la mort de sont meilleur ami...
Après deux jours de recueillement, le rappeur Eminem brise le silence sur la mort du rappeur Proof, membre fondateur de la formation D12, et rend hommage à son ami tué par balles dans un club de Détroit.

« Vous ne savez pas où commencer lorsque vous perdez quelqu'un qui a occupé une aussi grosse part de votre vie depuis si longtemps. Proof et moi étions frères» explique Eminem par voie de communiqué. « Il m'a poussé à être qui je suis. Sans les conseils et les encouragements de Proof il y aurait eu un Marshall Mathers mais probablement pas un Eminem et encore moins un Slim Shady» explique le rappeur en citant ses différentes incarnations. «Pas un jour ne s'écoulera sans que son esprit et son influence nous entoure. Il nous manquera comme ami, comme père et à la fois comme le coeur et l'ambassadeur de la scène hip-hop à Détroit ».



EMINEM PLEURE LA MORT DE SON MEILLEUR AMI

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# Posté le jeudi 30 août 2007 21:34